Prévenir le décrochage scolaire et le chômage des jeunes dans la région de Rijnmond
Les jeunes qui quittent l'école sans qualification initiale (un diplôme de niveau 2 au moins havo, vwo ou mbo) ont un risque de chômage de longue durée nettement plus élevé que leurs pairs titulaires d'un tel diplôme. La région de Rijnmond s'emploie donc activement à réduire le décrochage scolaire et à promouvoir l'emploi des jeunes. Ecorys a accompagné la région dans le suivi et l'analyse coûts-avantages sociaux (ACBS) afin de mieux cerner les mesures les plus efficaces.
Présentation
Les jeunes sans qualification de base ont structurellement moins d'opportunités sur le marché du travail. Les recherches montrent qu'ils sont davantage exposés au chômage de longue durée, dépendent plus souvent des services sociaux, ont besoin de plus de soins et sont plus susceptibles d'être impliqués dans des activités criminelles.
Pour briser cette spirale négative, le programme « Décrochage scolaire précoce » et « Emploi des jeunes » a été mis en place. Il s'agit d'une collaboration entre les ministères de l'Éducation, de la Culture et des Sciences et de l'Emploi (Affaires sociales et Emploi), ainsi que les municipalités, les établissements d'enseignement et les bassins d'emploi régionaux. Ces programmes mettent en œuvre des initiatives visant à accompagner les jeunes de l'école vers le monde du travail, en accordant une attention particulière aux jeunes vulnérables sans qualification initiale, appelés « étudiants en décrochage scolaire ».
Depuis 2025, ce programme a été élargi. Auparavant exclusivement axé sur la prévention du décrochage scolaire, il vise désormais également à accroître l'emploi des jeunes. L'accent est désormais mis sur les jeunes NEET : les jeunes de moins de 27 ans qui ne sont ni scolarisés, ni diplômés et sont sans emploi (ni en formation, ni en emploi).
Nos services
Ecorys aide la région de Rijnmond à mettre en œuvre sa politique d'emploi des jeunes et d'ESL en fournissant des conseils de suivi et de multiples analyses coûts-avantages sociaux (SCBA).
Une analyse comparative des coûts et des bénéfices (SCBA) permet d'évaluer les bénéfices d'une intervention en comparant systématiquement les coûts et les bénéfices. Ecorys utilise cette méthode pour déterminer les mesures efficaces, les groupes cibles qu'elles touchent et leurs retombées sociales. Les résultats débouchent sur des recommandations concrètes pour prévenir le décrochage scolaire et mieux accompagner les jeunes sans emploi ni éducation, dans le cadre financier du programme.
Outre la réalisation des SCBA, Ecorys accompagne également la région dans la répartition des ressources entre les acteurs concernés, tels que les établissements d'enseignement, les municipalités et les points de transfert. De plus, Ecorys a aidé l'équipe du programme à suivre l'avancement du programme et à mesurer l'efficacité des interventions dans l'intervalle. À cette fin, un outil de calcul a été mis en place pour permettre aux professionnels d'enregistrer eux-mêmes l'efficacité de leurs interventions. La gestion du programme gagne ainsi en transparence et les régions et les partenaires peuvent mieux rendre compte de la contribution des ressources à la réalisation des objectifs politiques.
Principales conclusions
Notre premier SCBA portait sur l'intervention « La classe comme atelier » au sein des lycées professionnels de la région. Cette intervention offre un soutien direct aux jeunes en classe, en privilégiant le lien personnel entre le professionnel et l'élève. Cela permet une meilleure identification et abaisse le seuil d'aide, permettant aux élèves d'obtenir le soutien dont ils ont besoin. Cette relation personnelle facilite également la demande d'aide, contribuant ainsi à leur bien-être mental et à une ambiance positive en classe.
L'étude SCBA montre que la classe comme atelier contribue à réduire le décrochage scolaire. Davantage de jeunes obtiennent un diplôme de base et intègrent le marché du travail avec de meilleures perspectives. Les bénéfices sont considérables et répartis entre divers acteurs, tels que l'élève lui-même, la ou les municipalités, les services de santé mentale, la police et la société dans son ensemble. Cependant, l'intervention s'avère moins efficace dans les classes ayant peu ou pas de besoins de soutien. Nous recommandons donc de la déployer principalement dans les classes où les besoins de soutien sont importants et cachés.
Nous remercions les institutions éducatives impliquées pour leur coopération dans l'étude : Zadkine, Albeda, STC, GLR, HMC, Lentiz et Yuverta.
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24 juillet 2025
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